posted by La psychanalyste2/5/2026
Il y a des pertes qui coupent la parole. On continue de parler, mais quelque chose ne parle plus en nous. Le deuil n’est pas seulement une tristesse : c’est une réorganisation intérieure, parfois lente, parfois brutale, toujours singulière. En thérapie du deuil, à Rabat comme ailleurs, ce qui se joue n’est pas “oublier”, mais apprendre à vivre avec l’absence sans s’effondrer.
Au Maroc, beaucoup de personnes traversent cette expérience en silence, par pudeur, par devoir, ou par fatigue d’expliquer. Pourtant, le deuil n’est pas un défaut de courage. C’est une épreuve psychique universelle, que la clinique connaît bien : parfois il suit son cours (deuil dit “normal”), parfois il se complique (deuil compliqué), parfois il devient un facteur de déséquilibre profond.
Le deuil est souvent décrit comme un processus qui se transforme avec le temps. Mais le temps, seul, ne suffit pas toujours. Certaines circonstances fragilisent le sujet :
•décès brutal,
•relation ambivalente,
•isolement,
•trauma ancien réactivé,
•responsabilités écrasantes
En thérapie du deuil, on repère ce qui entrave le mouvement intérieur :
•sidération qui ne se lève pas,
•culpabilité qui ronge,
•colère qui ne trouve pas de place,
•ou au contraire une anesthésie émotionnelle totale
La difficulté n’est pas d’être triste, mais de ne plus pouvoir symboliser ce qui s’est passé.
Sigmund Freud a posé une idée centrale : le deuil implique un travail. Non pas un effort volontaire, mais un processus psychique qui consiste à reconnaître l’absence et à se détacher, progressivement, des liens investis.
Il distingue le deuil de la mélancolie : dans la mélancolie, ce n’est pas seulement le monde qui s’appauvrit, c’est le Moi qui s’attaque lui-même.
En thérapie du deuil, cette distinction est précieuse : elle évite de pathologiser trop vite la tristesse, tout en restant attentive au risque d’effondrement narcissique, de perte d’estime de soi, de dévalorisation, de rumination sans issue.
Pendant longtemps, on a décrit le deuil en phases. Mais aujourd’hui, les cliniciens utilisent aussi des modèles plus souples.
•Les tâches du deuil (Worden) : accepter la réalité, vivre la douleur, s’ajuster, réinvestir.
•Les oscillations (Stroebe & Schut) : alterner entre le lien à la perte (souvenir, manque, chagrin) et le retour à la vie (projets, quotidien, reconstruction).
En thérapie du deuil, ce modèle des oscillations est souvent le plus réaliste : certains jours, la personne avance ; d’autres jours, elle retombe. Ce n’est pas une régression : c’est le rythme même du psychisme.
Il existe des deuils qui prennent la forme d’un choc : sidération, images intrusives, déréalisation, corps en alerte, sommeil brisé. Le deuil touche alors non seulement la mémoire affective, mais aussi la sécurité intérieure.
En thérapie du deuil, à Rabat et au Maroc, on accueille ces manifestations comme des signaux : la psyché n’a pas eu le temps d’inscrire l’événement dans une continuité.
Le sujet reste bloqué à un avant/après impossible à relier.
Dans une lecture jungienne, le deuil peut devenir une crise de sens. Non pas parce que la perte a un sens, mais parce que la perte force la psyché à se réorganiser : l’ancien monde interne ne tient plus, et le nouveau n’est pas encore formé.
En thérapie du deuil, l’enjeu n’est pas de fabriquer une consolation, mais de permettre une transformation symbolique : que l’absence devienne une présence intérieure, que le lien se métamorphose, que la vie redevienne habitable.
En pratique, la thérapie du deuil n’impose pas un chemin. Elle ouvre un espace où le sujet peut :
•déposer ce qui déborde (images, pensées, culpabilité, colère) ;
•remettre du langage là où tout s’est figé ;
•repérer les identifications (“je dois tenir”, “je n’ai pas le droit de vivre”) ;
•travailler l’ambivalence : aimer, regretter, en vouloir, sans se juger ;
•reconstruire une continuité intérieure au-delà de la rupture.
En thérapie du deuil, on ne cherche pas à effacer la douleur, mais à la rendre transformable.
Le but n’est pas la disparition du manque : c’est la possibilité de respirer malgré lui.
À Rabat, beaucoup de personnes consultent tard. Elles ont géré, tenu, assuré. Et un jour, le corps lâche, la mémoire insiste, la fatigue psychique s’installe.
La thérapie du deuil devient alors un espace de reprise :
•reprendre le fil,
•reprendre sa place,
•reprendre son droit d’exister sans trahir l’être perdu.
Au Maroc, l’accompagnement en ligne permet aussi de consulter depuis Casablanca, Marrakech, Tanger, Agadir, Fès, Meknès, Oujda, Tétouan, Kénitra, Salé, Mohammedia, El Jadida, Safi, Laâyoune, Dakhla et toutes les autres villes : la thérapie du deuil peut se faire à distance, dans un cadre confidentiel et à votre rythme.
Le deuil n’est pas une étape à cocher. C’est un passage. Parfois long, parfois chaotique, parfois silencieux. La thérapie du deuil aide à traverser ce passage sans se perdre : non pour oublier, mais pour intégrer. Non pour effacer, mais pour réorganiser. Non pour aller mieux vite, mais pour redevenir vivant.
Si tu traverses un deuil à Rabat, ou ailleurs au Maroc, la thérapie du deuil peut être ce lieu où la perte devient pensable, où la douleur devient dicible, où la vie redevient possible.
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Je suis Ghosnelbane Rose Rochdi, psychanalyste à Rabat d'orientation Jungienne. La psychanalyse Jungienne se pratique en face à face et non sur un divan donc je propose mon accompagnement de psychanalyste à Rabat et psychothérapeute en ligne. Ce blog explore les chemins de la psychanalyse, de la psychothérapie existentielle et du travail intérieur sur soi. Vous y trouverez des articles dédiés aux rêves, à la symbolique du corps, à la spiritualité, ainsi qu’à la quête de sens dans la vie quotidienne. À travers une approche à la fois clinique et humaniste, je partage des réflexions issues de ma pratique, de ma formation universitaire et de mon expérience personnelle. Chaque texte vise à éclairer les grands thèmes de la psychologie profonde : l’individuation, l’inconscient collectif, les archétypes, ou encore la relation entre le Soi et la culture. Ce blog s’adresse à toute personne curieuse de mieux comprendre ses émotions, ses blocages ou ses rêves. Il s’inscrit dans une démarche d’ouverture, où la psychanalyse rencontre la culture marocaine, les traditions spirituelles et les enjeux contemporains de la santé psychique. Que vous soyez en recherche de compréhension de soi, d’apaisement émotionnel ou de transformation intérieure, ces écrits ont pour vocation de vous accompagner dans votre cheminement vers plus de liberté, d’unité et d’authenticité.
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